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Perles fines et perles de culture : s'y retrouver avant de choisir

Perles fines et perles de culture : s'y retrouver avant de choisir

La perle est la seule gemme qui sorte d’un être vivant, prête à être portée, sans taille ni polissage. Elle a fasciné toutes les civilisations. Aujourd’hui, l’immense majorité des perles vendues sont des perles de culture, et le vocabulaire peut prêter à confusion. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre ce que l’on achète.

Comment se forme une perle

Une perle naît dans un mollusque, huître perlière ou moule d’eau douce. Lorsqu’un corps étranger ou des cellules de son manteau se retrouvent à l’intérieur de ses tissus, l’animal sécrète autour d’elles des couches successives de nacre. Avec le temps, ces couches forment une perle.

La nacre est composée de minuscules plaquettes de carbonate de calcium liées par une matière organique. C’est leur superposition qui donne à la perle son éclat, ou orient, et ses reflets.

Perles fines et perles de culture

Perle finePerle de culture
Origineformation spontanée dans la natureformation provoquée par l’homme
Noyauaucun noyau introduitsouvent une bille de nacre (eau de mer), parfois aucun noyau (eau douce)
Raretétrès rare aujourd’huiproduction importante
Identificationradiographie en laboratoireradiographie en laboratoire

La perle fine se forme sans intervention humaine. On les pêchait autrefois en grandes quantités, notamment dans le golfe Persique. Elles sont devenues rares et se rencontrent surtout dans les bijoux anciens et les ventes spécialisées.

La perle de culture est née au tournant du XXe siècle, quand des chercheurs et des producteurs japonais ont mis au point des techniques fiables pour provoquer la formation des perles. Le perliculteur greffe dans le mollusque un petit fragment de manteau, souvent accompagné d’une bille de nacre qui servira de noyau. L’animal recouvre ensuite ce noyau de nacre pendant plusieurs mois ou plusieurs années.

En France, la réglementation réserve le mot « perle » employé seul aux perles fines. Les perles de culture doivent être désignées comme telles.

Les grandes familles de perles de culture

Les perles d’eau de mer

  • Akoya : produites principalement au Japon et en Chine, petites à moyennes, rondes, au lustre vif, blanches à reflets rosés ou argentés.
  • De Tahiti : produites en Polynésie française par l’huître à lèvres noires, de couleurs sombres et nuancées, du gris au vert, au bleu ou à l’aubergine.
  • Des mers du Sud : produites notamment en Australie, en Indonésie et aux Philippines, par l’huître à lèvres blanches ou dorées, parmi les plus grandes perles de culture.

Les perles d’eau douce

Cultivées dans des moules d’eau douce, principalement en Chine, elles sont souvent produites sans noyau de nacre : elles sont donc presque entièrement constituées de nacre. Elles existent dans de nombreuses formes et couleurs naturelles, et sont généralement plus accessibles.

Les perles baroques et keshi

Les perles baroques ont une forme irrégulière. Longtemps moins recherchées, elles séduisent aujourd’hui de nombreux créateurs pour leur caractère unique. Les keshi sont de petites perles sans noyau qui se forment de façon accidentelle lors de la culture.

Les critères de qualité

Les professionnels évaluent une perle selon plusieurs critères :

  • le lustre : l’éclat et la netteté des reflets à la surface, critère majeur ;
  • la surface : présence ou non de petites taches, bosses ou piqûres ;
  • la forme : ronde, semi-ronde, goutte, bouton, baroque ;
  • la taille : exprimée en millimètres de diamètre ;
  • la couleur : teinte de fond et reflets (l’« orient ») ;
  • l’épaisseur de nacre, pour les perles à noyau ;
  • l’harmonie du rang, pour un collier.

Les imitations

Les perles d’imitation sont des billes de verre, de plastique ou de nacre recouvertes d’un enduit brillant. Un test simple, bien connu, consiste à frotter légèrement la perle contre le bord de ses dents : une perle de nacre paraît un peu rugueuse, une imitation glisse. Ce test n’est qu’un indice et peut abîmer une perle fragile. Seul un laboratoire peut distinguer avec certitude une perle fine d’une perle de culture.

Porter et entretenir ses perles

La perle est tendre et sensible aux acides, aux produits chimiques et à la chaleur. Elle demande quelques précautions particulières :

  • la mettre en dernier, après le parfum, la laque et les crèmes ;
  • l’essuyer avec un chiffon doux après chaque port ;
  • ne jamais utiliser de bain à ultrasons, de vapeur ou de produits pour bijoux ;
  • la ranger à part, dans une pochette souple, pour qu’elle ne soit pas rayée par les autres bijoux ;
  • ne pas l’enfermer dans un sachet hermétique : la nacre a besoin d’un peu d’humidité.

Un collier de perles est traditionnellement enfilé sur un fil de soie avec un nœud entre chaque perle : en cas de rupture, on ne perd qu’une perle. Le fil s’use et se détend avec le temps : un collier porté régulièrement doit être renfilé périodiquement par un professionnel.

Les autres conseils d’entretien sont réunis dans entretenir ses bijoux. Et pour comparer les perles aux autres gemmes, voir pierres précieuses et pierres fines.

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